Un diagramme de flux du processus de développement logiciel transforme une séquence qui vit le plus souvent dans la tête des gens en une image que chacun comprend en une minute. Il montre quelle étape vient en premier, qui en est responsable, où une décision est prise et ce qui se passe quand une revue ou un test échoue. Pour une nouvelle recrue, il explique comment le travail se fait. Pour un client, il indique où il devra valider quelque chose. Pour un manager, il révèle les passages de relais où le travail a tendance à s’enliser.
Sur nos projets clients, nous dessinons ce diagramme dès la première semaine, car c’est le moyen le plus rapide de s’accorder sur le déroulement du processus de développement de logiciels sur mesure : quand les exigences sont figées, qui valide les maquettes, ce que « terminé » signifie pour un sprint et comment une version arrive en production. Un diagramme de flux du développement logiciel est aussi le document que tout le monde consulte quand quelque chose tourne mal, parce qu’il montre quel jalon a été sauté.
Ce guide explique ce qu’est un logigramme de développement logiciel, passe en revue les étapes standard et les points de décision, liste les symboles nécessaires et présente des modèles prêts à l’emploi pour les flux en couloirs, en cascade, agiles, en V et DevOps. Il se termine par une méthode en six étapes, un modèle Mermaid prêt à copier, un comparatif d’outils et les réponses aux questions les plus fréquentes.
Qu’est-ce qu’un diagramme de flux du processus de développement logiciel ?
Un diagramme de flux du processus de développement logiciel est un schéma qui représente les étapes de création d’un logiciel sous forme de formes reliées : des rectangles pour les activités, des losanges pour les décisions, des flèches pour l’ordre du travail et des formes arrondies pour le début et la fin. Il décrit le processus, pas le code, et répond donc à la question : « comment notre équipe passe-t-elle d’une idée à un logiciel qui fonctionne ? ».
Le format est ancien. Les ingénieurs industriels Frank et Lillian Gilbreth ont présenté leurs « process charts » à l’American Society of Mechanical Engineers en 1921, et les symboles d’organigramme courants en informatique ont été normalisés dans l’ISO 5807, publiée en 1985. Les équipes logicielles ont adopté ce langage visuel parce qu’il est simple : presque tout le monde sait lire un schéma de cases et de flèches sans formation.
Un bon diagramme de flux du développement logiciel remplit trois fonctions à la fois :
- Il fixe l’ordre du travail : les exigences avant la conception, la conception avant la réalisation, les tests avant la mise en production.
- Il nomme les responsables : chaque étape a une seule personne ou un seul rôle qui en répond.
- Il rend les décisions explicites : validations, contrôles qualité et points go/no-go sont dessinés comme des losanges avec un chemin « oui » et un chemin « non ».
Logigramme, diagramme de processus et diagramme de flux de données
Ces trois notions sont proches mais décrivent des choses différentes, et les confondre produit des schémas qui veulent tout montrer et n’expliquent rien.
| Diagramme | Ce qu’il montre | Usage typique dans un projet logiciel |
|---|---|---|
| Logigramme | Des étapes et des décisions dans l’ordre, à n’importe quel niveau de détail | Processus de livraison, algorithme, circuit de validation |
| Diagramme de processus | Un processus métier ou d’équipe de bout en bout, souvent avec rôles et passages de relais | Le parcours d’une fonctionnalité de la demande à la mise en production |
| Diagramme de flux de données (DFD) | La circulation des données entre processus, stockages et entités externes ; sans séquence ni décision | Analyse de système, modélisation des menaces, conception d’intégrations |
| Diagramme d’activité UML | Le comportement d’un système ou d’un cas d’usage, actions parallèles comprises | Conception détaillée de flux complexes dans le logiciel |
| Diagramme BPMN | Des processus métier en notation formelle (événements, passerelles, pools) | Automatisation des workflows, documentation des processus d’entreprise |
Pour représenter la façon dont votre équipe construit du logiciel, un logigramme ou un diagramme de processus en couloirs suffit presque toujours. Réservez le BPMN, normalisé sous la référence ISO/IEC 19510 en 2013, aux cas où le schéma pilotera un moteur de workflow ou devra respecter un standard formel de l’entreprise.
Le flux standard du processus de développement logiciel, étape par étape
La plupart des diagrammes de flux du développement logiciel suivent la même ossature de huit étapes, quelle que soit la méthode : idée, exigences, conception, développement, tests, recette, déploiement et maintenance. La méthode change la fréquence des passages dans ces étapes et la taille de chaque passage, pas les étapes elles-mêmes. Le tableau ci-dessous est le flux de référence dont nous partons sur les nouveaux projets.
| N° | Étape | Activités clés | Livrable | Point de décision |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Idée et cadrage | Énoncé du problème, objectifs, contraintes, estimation grossière | Note de cadrage | Le projet vaut-il la peine ? |
| 2 | Exigences | User stories, critères d’acceptation, exigences non fonctionnelles | Backlog ou spécification validés | Les exigences sont-elles validées ? |
| 3 | Conception | Architecture, modèle de données, parcours UX, maquettes UI | Documents de conception et prototypes | La conception est-elle validée ? |
| 4 | Développement | Codage, tests unitaires, revue de code, fusion | Build fonctionnel | Le code passe-t-il la revue et le build ? |
| 5 | Tests | Tests d’intégration, système, de non-régression, de performance et de sécurité | Rapport de tests, liste des anomalies | Reste-t-il des anomalies critiques ? |
| 6 | Recette | Tests d’acceptation utilisateur avec le client ou le métier | Validation | La version est-elle acceptée ? |
| 7 | Déploiement | Mise en production, smoke tests, plan de retour arrière prêt | Version en ligne | La production est-elle saine après la mise en ligne ? |
| 8 | Maintenance | Supervision, corrections, mises à jour, retours vers le backlog | Demandes d’évolution | Le nouveau travail repart à l’étape 2 |
Chaque « non » à un point de décision est une flèche vers une étape antérieure, et ce sont ces boucles qui distinguent un diagramme utile d’une simple liste de phases. Un test échoué retourne au développement, une conception refusée retourne à la conception et un incident en production crée une nouvelle entrée dans le backlog. Pour la théorie de ces étapes, notre guide du cycle de vie du développement logiciel détaille chaque phase et les modèles SDLC classiques.
Les points de décision que tout diagramme doit montrer
Les losanges de décision portent plus d’information que les cases, car ils montrent où le travail peut s’arrêter. Cinq jalons apparaissent dans presque tout processus logiciel sain :
- Validation des exigences : le responsable métier confirme le périmètre et les critères d’acceptation avant le début de la conception.
- Validation de la conception : l’architecture et l’UX sont revues pour que les changements coûteux se fassent sur le papier, pas dans le code.
- Revue de code et contrôle CI : aucune modification n’est fusionnée sans un second regard et un build automatisé au vert.
- Prêt pour la mise en production : les tests sont terminés, aucune anomalie critique ne reste ouverte et un plan de retour arrière existe.
- Contrôle après mise en production : la supervision confirme que la version est saine ; sinon, l’équipe revient en arrière ou livre un correctif.
La recette mérite son propre losange, car c’est le seul jalon qui appartient au client et non à l’équipe. Notre article sur les tests d’acceptation utilisateur explique comment la mener pour que la validation soit une formalité et non une surprise.
De quels symboles de logigramme avez-vous besoin ?
Six ou sept symboles suffisent pour dessiner un diagramme de flux clair du processus de développement logiciel ; le reste du jeu ISO 5807 sert rarement pour une cartographie de processus. Un vocabulaire réduit garde le schéma lisible pour les parties prenantes non techniques.
| Symbole | Forme | Sens dans un processus logiciel | Exemple |
|---|---|---|---|
| Terminaison | Rectangle arrondi (ovale) | Début ou fin du processus | « Fonctionnalité demandée », « Livrée aux utilisateurs » |
| Traitement | Rectangle | Une activité réalisée par une personne ou un système | « Rédiger les user stories », « Lancer les tests de non-régression » |
| Décision | Losange | Une question oui/non qui sépare le flux | « Tests réussis ? », « Conception validée ? » |
| Document | Rectangle à base ondulée | Un livrable produit ou utilisé | Spécification, rapport de tests, notes de version |
| Données ou entrée/sortie | Parallélogramme | Une information qui entre dans une étape ou en sort | « Retour client », « Rapport d’anomalie » |
| Processus prédéfini | Rectangle à doubles traits latéraux | Un sous-processus détaillé dans un autre schéma | « Pipeline CI/CD », « Revue de sécurité » |
| Connecteur | Petit cercle | Renvoi vers une autre partie du schéma ou une autre page | Relier deux pages d’un grand processus |
Les flèches pointent toujours dans le sens du travail, et chaque losange de décision a besoin de sorties étiquetées. Une flèche sans étiquette qui sort d’un losange est la première cause de mauvaise lecture d’un logigramme.
Logigramme en couloirs : qui fait quoi dans le développement logiciel ?
Un logigramme en couloirs (swimlane) découpe le schéma en bandes horizontales ou verticales, une par rôle, pour voir qui est responsable de chaque étape et où le travail change de mains. C’est le format le plus utile pour les équipes logicielles, car la plupart des retards surviennent aux passages de relais, pas à l’intérieur d’une étape.
Un diagramme en couloirs typique du développement logiciel compte cinq ou six couloirs :
| Couloir | Étapes de ce couloir | Transmet à |
|---|---|---|
| Client ou product owner | Formuler la demande, prioriser le backlog, valider les exigences, accepter la version | Business analyst, QA (pour la recette) |
| Business analyst ou chef de produit | Rédiger les user stories et les critères d’acceptation, clarifier le périmètre | Conception, développement |
| Designer et architecte | Parcours UX, maquettes UI, décisions d’architecture | Développement |
| Développeurs | Implémenter, tests unitaires, revue de code, corriger les anomalies | QA, DevOps |
| Ingénieurs QA | Plan de tests, tests d’intégration et de non-régression, rapports d’anomalies | Développeurs (anomalies), client (recette) |
| DevOps ou release manager | Pipeline de build, déploiement, supervision, retour arrière | Client (notes de version), développeurs (incidents) |
Chaque flèche qui passe d’un couloir à un autre est un passage de relais, et chacun a besoin d’un déclencheur clair (« story passée en Ready for QA ») et d’un artefact (un build, un ticket, un document). Si vous pilotez le travail dans Jira, faites correspondre couloirs et statuts à votre tableau pour que le schéma et l’outil racontent la même histoire ; notre guide du workflow Jira présente une configuration qui reproduit ce flux.
Exemples de diagramme de flux du processus de développement logiciel par modèle
La forme du diagramme dépend du modèle de développement : la cascade est une ligne droite avec des jalons, l’agile est une boucle, le cycle en V met chaque étape de conception en regard d’une étape de test, et le DevOps est un cycle continu. Choisissez le modèle qui correspond à la façon dont votre équipe travaille réellement, pas celui qui rend le mieux sur une diapositive.
| Modèle | Forme du flux | Où se trouvent les boucles | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Cascade | Suite linéaire de phases avec un jalon après chacune | Uniquement sur jalon échoué (retour d’une phase) | Périmètre fixe, projets réglementés ou contractuels |
| Agile (Scrum) | Cycle court répété : backlog, planification du sprint, réalisation, revue, rétrospective | À chaque sprint, généralement d’une à quatre semaines | Produits aux exigences évolutives |
| Kanban | Flux continu à travers des colonnes avec limites d’en-cours | Les éléments avancent un par un, sans cycle fixe | Support, maintenance, flux régulier de petites tâches |
| Cycle en V | Branche gauche de conception, branche droite de tests correspondants | De chaque étape de test vers son étape de conception | Systèmes critiques et fortement réglementés |
| Spirale | Tours répétés de planification, analyse des risques, réalisation et évaluation | Chaque tour élargit le périmètre après la revue des risques | Grands projets à haut risque |
| DevOps / CI/CD | Boucle infinie : planifier, coder, construire, tester, publier, déployer, exploiter, superviser | En continu, souvent plusieurs fois par jour | Produits cloud aux mises en production fréquentes |
Diagramme de flux en cascade
Un diagramme en cascade est une seule ligne verticale ou horizontale : exigences, conception, implémentation, vérification, déploiement et maintenance, chacune suivie d’un losange de validation. Il convient quand le périmètre est fixe et les changements coûteux, et il rend les jalons contractuels faciles à montrer. Notre guide du développement logiciel en cascade explique quand ce modèle convient.
Diagramme de flux agile et Scrum
Un diagramme agile place le sprint au centre sous forme de boucle : product backlog, planification du sprint, développement et tests pendant le sprint, revue de sprint avec les parties prenantes et rétrospective, puis retour à la planification. Les mises en production quittent la boucle dès qu’un incrément est prêt. Les losanges de décision sont « conforme à la definition of done ? » et « prêt pour la mise en production ? ».
Diagramme de flux du cycle en V
Un diagramme en V se dessine comme un V : exigences, conception système, architecture et conception des modules descendent la branche gauche, le codage se trouve en bas, et les tests unitaires, d’intégration, système et d’acceptation remontent la branche droite. Des pointillés relient chaque étape de conception à l’étape de test qui la vérifie, ce qui rend la traçabilité visible. Notre guide du cycle en V explique quand cette structure est rentable.
Diagramme de flux DevOps et CI/CD
Un diagramme DevOps est généralement une boucle en forme d’infini ou un pipeline : commit, build automatisé, tests automatisés, analyse de sécurité, déploiement en préproduction, validation ou promotion automatique, déploiement en production et supervision, avec des retours qui alimentent la planification. La plupart des étapes sont automatisées, les cases représentent donc des étapes du pipeline plutôt que des personnes. Voyez notre guide CI/CD pour la mise en œuvre de chaque étape.
Comment créer un diagramme de flux du processus de développement logiciel en 6 étapes
Le moyen le plus rapide d’obtenir un diagramme fidèle est de cartographier le processus que vous suivez réellement aujourd’hui, avec les personnes qui font le travail, puis seulement de l’améliorer. Dessiner d’abord le processus idéal produit un schéma que personne ne suit.
- Définir le périmètre et le niveau de détail. Décidez où le schéma commence et finit (par exemple de « demande de fonctionnalité » à « livrée aux utilisateurs ») et s’il couvre tout le cycle de vie ou une seule étape, comme les tests.
- Lister les étapes avec ceux qui les réalisent. Organisez une séance de 60 minutes avec un développeur, un testeur, un product owner et la personne qui met le code en production. Notez chaque activité sur une carte, dans l’ordre où elle se produit vraiment.
- Ajouter les décisions et les boucles. Pour chaque validation ou contrôle, ajoutez un losange avec un chemin « oui » et un chemin « non ». Dessinez où repart le travail refusé.
- Attribuer les couloirs et les responsables. Regroupez les étapes en couloirs par rôle et vérifiez que chaque étape a exactement un responsable.
- Indiquer entrées, sorties et outils. Notez l’artefact produit par chaque étape (ticket, build, rapport de tests) et où il se trouve, pour que les passages de relais soient vérifiables.
- Valider, publier et réviser. Parcourez sur le schéma une fonctionnalité récente, corrigez ce qui ne correspond pas, rangez le diagramme là où l’équipe travaille (wiki, dépôt, outil projet) et révisez-le chaque trimestre ou après un incident majeur.
Limitez un schéma à une seule page. Si une étape demande plus de détail, transformez-la en processus prédéfini et dessinez-la dans un schéma distinct ; une revue de sécurité ou une procédure de mise en production mérite généralement son propre diagramme.
Modèle gratuit de diagramme de flux du développement logiciel (Mermaid)
Le modèle ci-dessous est un diagramme complet du processus de développement logiciel écrit en Mermaid, une syntaxe de diagrammes en texte qui s’affiche automatiquement dans le Markdown de GitHub et GitLab et dans la plupart des outils de documentation. GitHub a ajouté le rendu natif de Mermaid en février 2022 : le diagramme peut donc vivre dans votre dépôt à côté du code et évoluer par pull requests comme n’importe quel autre fichier.
flowchart TD
A([Fonctionnalité demandée]) --> B[Rédiger user stories et critères d'acceptation]
B --> C{Exigences validées ?}
C -- Non --> B
C -- Oui --> D[Conception : architecture, UX et UI]
D --> E{Conception validée ?}
E -- Non --> D
E -- Oui --> F[Développer et écrire les tests unitaires]
F --> G{Revue de code et CI réussies ?}
G -- Non --> F
G -- Oui --> H[QA : tests d'intégration, de non-régression et de performance]
H --> I{Anomalies critiques ouvertes ?}
I -- Oui --> F
I -- Non --> J[Recette utilisateur]
J --> K{Version acceptée ?}
K -- Non --> B
K -- Oui --> L[Déployer en production]
L --> M{Production saine ?}
M -- Non --> N[Retour arrière et correction]
N --> F
M -- Oui --> O([Livrée aux utilisateurs])
O --> P[Superviser et recueillir les retours]
P --> B
Copiez-le dans un bloc de code mermaid de n’importe quel fichier Markdown, renommez les étapes selon votre équipe et ajoutez des couloirs avec des blocs subgraph si vous avez besoin des rôles. Pour les documents qui entourent ce schéma, comme la spécification, le plan de tests et la checklist de mise en production, consultez notre sélection de modèles pour le développement logiciel.
Avec quels outils dessiner un logigramme ?
N’importe quel outil de diagrammes peut dessiner un diagramme de flux du développement logiciel ; le bon choix dépend de la nature du schéma : support d’atelier, document vivant dans le dépôt ou standard de processus formel. Le comparatif ci-dessous couvre les options les plus utilisées par les équipes en 2026.
| Type d’outil | Exemples | Points forts | Points de vigilance |
|---|---|---|---|
| Diagram-as-code | Mermaid, PlantUML | Gestion de versions, revues dans les pull requests, rendu dans le Markdown | Moins de contrôle sur la mise en page ; peu pratique en atelier |
| Tableaux blancs en ligne | Miro, FigJam | Ateliers collaboratifs rapides, post-it, modèles | Les tableaux se périment si personne n’en est responsable |
| Applications de diagrammes | Lucidchart, draw.io (diagrams.net), Microsoft Visio | Mise en page précise, bibliothèques de symboles complètes, couloirs, BPMN | Les fichiers vivent souvent hors des outils quotidiens de l’équipe |
| Outils de gestion de projet | Éditeur de workflow Jira, Azure DevOps | Le flux est appliqué, pas seulement dessiné | Montre des statuts, pas le processus complet avec ses décisions |
| Assistants IA | Assistants conversationnels produisant du Mermaid | Transforment une description écrite en premier jet en quelques secondes | Les ébauches doivent être vérifiées avec ceux qui font le travail |
Une combinaison pratique : un tableau blanc pour l’atelier de cartographie, puis une version Mermaid dans le dépôt comme source de vérité. Le schéma est ainsi revu à chaque changement de processus, exactement comme du code.
Erreurs fréquentes dans les logigrammes et comment les éviter
La plupart des diagrammes de processus logiciel échouent pour la même raison : ils décrivent un idéal que personne ne suit, donc l’équipe cesse de les regarder. Voici les erreurs que nous voyons le plus souvent dans les schémas de nos clients et partenaires :
- Dessiner l’idéal au lieu du réel : cartographiez d’abord ce qui se passe aujourd’hui, puis signalez les changements visés dans une autre couleur.
- Pas de boucles de retour : un schéma sans chemins « non » laisse croire que les tests n’échouent jamais et que les maquettes ne sont jamais refusées.
- Trop de détails sur une page : au-delà de 15 à 20 formes, certaines étapes relèvent généralement d’un sous-processus.
- Des étapes sans responsable : une case qui appartient à « l’équipe » n’appartient à personne.
- Des décisions non étiquetées : chaque losange a besoin d’une question et de sorties étiquetées.
- Mélanger flux et données : placez la circulation des données dans un diagramme de flux de données distinct pour garder le processus lisible.
- Ne jamais le mettre à jour : révisez le schéma chaque trimestre et après chaque incident sérieux ou changement de processus.
À quoi doit ressembler le diagramme de processus d’un prestataire quand vous externalisez ?
Quand vous externalisez le développement, demandez au prestataire son diagramme de processus avant de signer et vérifiez qu’il montre vos points de validation, les jalons qualité et la gestion des changements. Un prestataire incapable de dessiner son propre processus sur une page n’en a généralement pas de reproductible.
Recherchez ces éléments dans le schéma d’un prestataire :
- Votre couloir : là où vous validez les exigences, revoyez les maquettes, assistez aux démos et acceptez les versions.
- Demandes de changement : un circuit clair pour les exigences nouvelles ou modifiées, avec estimation et validation avant le début du travail.
- Jalons qualité : revue de code, tests automatisés et validation QA avant que quoi que ce soit ne vous parvienne pour recette.
- Mise en production et retour arrière : qui déploie, comment la santé de la production est vérifiée et ce qui se passe si une version échoue.
- Support après le lancement : comment les incidents et anomalies sont signalés, priorisés et réinjectés dans le backlog.
Comparer côte à côte les diagrammes de deux prestataires est souvent plus révélateur que comparer leurs présentations commerciales. Les équipes qui proposent un product engineering de bout en bout doivent pouvoir montrer toute la boucle, du cadrage à la supervision, avec des rôles nommés dans chaque couloir.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un diagramme de flux du processus de développement logiciel ?
Un diagramme de flux du processus de développement logiciel est un schéma qui montre dans l’ordre les étapes de création d’un logiciel, de l’idée initiale aux exigences, à la conception, au développement, aux tests, à la recette, au déploiement et à la maintenance. Il utilise des rectangles pour les activités, des losanges pour les décisions comme les validations et les résultats de tests, et des flèches pour le sens du travail, y compris les boucles vers les étapes précédentes quand un contrôle échoue.
Quelles sont les principales étapes d’un diagramme de processus de développement logiciel ?
Les principales étapes sont l’idée et le cadrage, les exigences, la conception, le développement, les tests, la recette utilisateur, le déploiement et la maintenance. Chaque étape se termine par un point de décision, par exemple exigences validées, conception validée, revue de code réussie, aucune anomalie critique, version acceptée et production saine. Un jalon échoué renvoie le travail à une étape antérieure, et la maintenance réinjecte les nouvelles demandes dans les exigences.
Quels symboles utilise-t-on dans un logigramme de développement logiciel ?
La plupart des logigrammes de développement logiciel n’ont besoin que de quelques symboles standard de l’ISO 5807 : un ovale ou rectangle arrondi pour le début et la fin, un rectangle pour une étape de traitement, un losange pour une décision, une forme de document pour les livrables, un parallélogramme pour les entrées et sorties, un rectangle à doubles traits latéraux pour un sous-processus et un petit cercle comme connecteur. Les flèches indiquent le sens du flux.
Quelle est la différence entre un logigramme et un diagramme de flux de données ?
Un logigramme montre la séquence des étapes et des décisions d’un processus : il répond à la question de savoir ce qui se passe ensuite et qui le fait. Un diagramme de flux de données montre comment les données circulent entre processus, stockages et systèmes externes, sans séquence ni décision. Les équipes logicielles utilisent les logigrammes pour décrire leur façon de travailler et les diagrammes de flux de données pour analyser les systèmes, les intégrations et les risques de sécurité.
Comment dessiner le diagramme de flux d’un processus de développement agile ?
Dessinez le sprint comme une boucle au centre du schéma : product backlog, planification du sprint, développement et tests, revue de sprint et rétrospective, puis retour à la planification. Ajoutez dans le sprint un losange pour la definition of done et un autre pour la préparation à la mise en production, avec un chemin qui quitte la boucle quand un incrément est livré. Les retours des utilisateurs et des parties prenantes alimentent le backlog.
Quel est le meilleur outil pour un diagramme de flux du développement logiciel ?
Il n’existe pas d’outil unique idéal. Les tableaux blancs en ligne comme Miro ou FigJam conviennent aux ateliers collaboratifs, les applications comme Lucidchart, draw.io ou Visio aux schémas précis et formels, et les outils diagram-as-code comme Mermaid aux équipes qui veulent un schéma versionné dans le dépôt et revu dans les pull requests. Beaucoup d’équipes cartographient sur un tableau blanc puis maintiennent le schéma en Mermaid.
Quel niveau de détail pour un logigramme de processus logiciel ?
Limitez un schéma à une page d’environ 15 à 20 formes. Montrez les étapes principales, chaque point de décision et les boucles de retour, et déplacez les procédures détaillées, comme une checklist de mise en production, une revue de sécurité ou le pipeline CI/CD, dans des sous-processus distincts liés depuis le schéma principal. S’il faut zoomer pour le lire, il est trop détaillé pour son usage.
Publié le 4 novembre 2026. Sources : ISO 5807:1985, symboles et conventions pour les organigrammes de données, de programmation et de systèmes ; ISO/IEC 19510:2013, Business Process Model and Notation (BPMN) ; GitHub Blog, Include diagrams in your Markdown files with Mermaid (février 2022).